C’est en 1925 qu’Angiola Crociani avait fait la connaissance du compagnon Giuseppe Livi “Beppone” qu’elle épousera en 1930. Pendant la seconde guerre mondiale elle aida son compagnon à aider les réfugiés juifs, puis les prisonniers slaves et anarchistes enfermés dans le camp de concentration Renicci d’Anghiari. Après la chute du régime fasciste en septembre 1943 elle participa à l’approvisionnement de trois cents Slaves armés en fuite, cachés dans les châtaigneraies de Ponte alla Piera et de (…)
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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CROCIANI, Angiola “GIANGIA” [épouse LIVI]
Arezzo (Toscane)
31 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025] -
LIVI, Giuseppe “BEPPONE” ; “L’UNICO” ; “L’ICONOCLASTA”
Né le 30 mars 1899 à Arezzo – mort le 29 janvier 1972 - Vendeur ambulant ; épicier - Arezzo (Toscane)
31 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Fils du portier Alessandro Livi, un alcoolique violent qui tua un de ses fils et de Vittoria Livi, Giuseppe Livi était né dans une famille nombreuse (7 frères et sœurs), revenue d’une émigration au Brésil et très pauvre. Connu sous le nom de “Beppone”, et placé dans une famille d’accueil, il n’a fréquenté que l’école primaire et a ensuite travaillé comme vendeur ambulant (de jouets, de poulets, de fruits…) et épicier.
Depuis son enfance, il milite avec ses frères au sein du groupe (…) -
SUBIAS MIR, Ramón
Né le 14 avril 1916 à Laspuña (Huesca) – mort en déportation le 31 mars 1941 - Agriculeur - MLE – CNT - Aragon
30 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Ramón Subias Mir avait été officier dans la 26e division (Colonne « Durruti »). Passé en France, lors de la Retirada, il fut interné dans un camp puis s’enrôla (ou fut enrôlé) dans une compagnie de travailleurs étrangers (CTE) pour aller travailler aux fortifications de la Ligne Maginot. Il fut fait prisonnier lors de la percée allemande du printemps 1940 et déporté à Maithausen puis à Gusen où il décédait le 31 mars 1941.
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BRUMANA, Herminia “La MAESTRA CIRUELA” ; “PESAO GRUA” ; “ZULEX”
Née le 12 septembre 1901 à Pigüé (Buenos Aires) – morte le 9 janvier 1954 - Enseignante – Buenos Aires
30 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Enseignante depuis 1917 à Pigüé, Herminia Brumana y édita le périodique Pigüé (1917-1918). À partir de 1920 elle collabora à de nombreuses revues littéraires dont Caras y Caretas, La Novela Elegante et Nosotros, à divers organes socialistes dont Bases, Hoy, La Vanguardia et Vida Femenina, mais surtout à de nombreux titres de la presse libertaire dont Insurrexit, La Protesta, Nuestra tribuna, Nervio,Bandera Roja, Antorcha dont elle était membre de la rédaction, Quasimodo, Justicia et (…)
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D’ONOFRIO, Aurelio, V.
Mort le 3 février 1966 - Italie – Needham & East Boston (Massachusetts)
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Aurelio D’Onofrio avait émigré aux États-Unis où il allait militer toute sa vie dans le mouvement anarchiste italien du Massachusetts notamment à Needham et East Boston. Il est décédé le 3 février 1966. Il avait laissé un bref testament où il indiquait vouloir être incinéré et se terminant par « Vive pour toujours la liberté et l’Anarchie ! ».
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CIMINIERI, Antonio
Né le 28 septembre 1878 à Ortona (Abruzzes) – mort le 23 janvier 1966 - Maçon – Italie – Brooklyn (New York) – Stelton – Florida City (Floride) – New Jersey
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]C’est en 1903 qu’Antonio Ciminieri qui avait adhéré au mouvement anarchiste à la fin de son adolescence, avait émigré aux États-Unis où il allait continuer de militer toute sa vie dans le mouvement anarchiste de langue italienne. Ses résidences à Brooklyn, Stelton et Florida City furent en permanence ouvertes à la formation et/ou au repos de compagnons. Il se définissait comme individualiste et défendait avec vigueur ses convictions. Il est décédé le 23 janvier 1966 à New Brunswick, (New (…)
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PICQ, Henri
né à Paris en 1865, - Marchand – France – Genève
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Fin juillet 1891, Henri Picq qui venait de sortir de la prison de Limoux (Aude) était arrivé à Genève avec Thomas Joseph, Rouvier Émile et Peron Yves. Tous quatre étaient qualifiés de « repris de justice qui ne se livrent à aucun travail et sont signalés comme anarchistes » et fréquentant les réunions tenues chez Moise Ardaine. Il était ainsi signalé : « âgé de 26 ans ; taille 1m55 ; cheveux châtains ; front bombé ; sourcils châtains ; yeux marron-foncé ; nez pointu ; bouche petite ; menton (…)
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DULAURIER, Joseph
Né vers 1850 - Cordonnier – Avignon (Vaucluse) – Châteaurenard (Bouches-du-Rhône)
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Joseph Dulaurier avait milité au début des années 1890 à Avignon où il était considéré comme l’un des animateurs du mouvement avec notamment Felix Champon. Il tenait également un petit commerce de lunettes qui lui permettait de colporter dans la région. Comme Champon il hébergeait les compagnons de passage. Il était ensuite parti pour Châteaurenard (Bouches-du-Rhône).
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DUCRON, Achille, Alexandre
Né vers 1860 à Roquigny (Pas-de-Calais) - Garçon de café - Paris
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]En 1886 Alexandre Ducron avait appartenu pendant quelques mois à la chambre syndicale des ouvriers limonadiers. Puis il avait travaillé deux ans au Café de la Paix. Resté sans emploi, sans doute après la grève de l’été 1888, il faisait des extra aussi souvent qu’il en trouvait. À la fin de l’été il avait déménagé, avec sa compagne femme de chambre, à la cité du 19 rue Albouy où il était le voisin d’Auguste Cochin.
En novembre 1888, suite à deux explosions contre des bureaux de placement, (…) -
DUCROCQ, Pierre, Auguste, Eugène
Né le 6 septembre 1857 à Saint-Pierre-lès-Calais - Ouvrier tulliste – Lyon (Rhône) – Barcelone (Catalogne) – Valence (Levant)
28 mars 2025, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Ouvrier tulliste à Lyon, Pierre Ducrocq vait été condamné à plusieurs reprises en France pour « coups et blessures et rébellion ». Il était arrivé en Espagne à Barcelone en 1893. Il y avait fait 3 mois de prison pour « coups et blessures », puis était allé à Valence avant de revenir dans la capitale catalane. En mai 1896, il avait été inscrit sur un deuxième État nominatif des anarchistes ou des individus considérés comme dangereux résidant ou voyageant en Espagne.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)