Élève de Jean Barrué au lycée, Pierre Gallissaires préféra clairement les valeurs anarchistes de ce dernier à son enseignement des mathématiques. Et c’est aussi Barrué qui lui donna le goût de l’allemand.
Pour échapper à la guerre d’Algérie, il vécut plusieurs années au Maroc. De retour en France, après une licence en lettres, Pierre Gallissaires se lança dans la traduction en s’attaquant à rien moins que L’Unique de Max Stirner. Puis, vers 1972, il alla s’installer à Hambourg auprès des (…)
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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GALLISSAIRES, Pierre
Né en 1932 à Talence (Gironde), mort le 10 août 2020 à l’hôpital de Toulouse. Poète, traducteur, éditeur.
19 août, par Marianne Enckell -
FROIDEVAUX, Michel
Né le 19 novembre 1951 à Lausanne, mort le 1er novembre 2020 dans la région lausannoise. Historien, galeriste, éditeur libertaire.
19 août, par Marianne EnckellMichel Froidevaux, après des études de sciences politiques, passa six mois en prison pour objection de conscience. Il fut ensuite le rédacteur du mensuel pacifiste et antimilitariste Le Rebrousse-Poil, paru à Lausanne de 1978 à 1985, qui prenait la suite de Combat non-violent (1972-1977), et le transforma en un journal ouvert à différentes tendances libertaires, généreusement illustré et impertinent. En parallèle, il s’était engagé dans une thèse de sciences politiques sur Les avatars de (…)
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FAVRE, Joseph
Né le 22 février 1849 aux Prasses-sur-Vex (Valais, Suisse), mort le 17 février 1903 à Boulogne-sur-Seine (aujourd’hui Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine). Cuisinier, membre de la Fédération jurassienne puis socialiste proche de Benoît Malon.
18 août, par Marianne EnckellOrphelin très tôt, Joseph Favre commença à travailler dans un restaurant puis devint un chef connu. Il travailla d’abord à Sion, Genève, Paris, Londres, Hambourg, etc., puis s’engagea dans l’armée de Garibaldi.
En 1872, il résidait à Martigny (Valais, Suisse) où il fonda en novembre une section de la Fédération jurassienne. Le 3 avril 1873, il comparut devant le tribunal de Martigny-Bourg comme perturbateur de l’ordre et de la paix publique.
Jusqu’en 1879 il exerça comme cuisinier en (…) -
EPERON, Georges
Né en 1922 à Lausanne (Suisse), mort le 6 novembre 2012 à Genève. Peintre.
18 août, par Marianne EnckellEnfant « naturel », placé dès sa naissance, Eperon a dû travailler dès l’âge de 10 ans ; après quelques années en orphelinat, il a été valet de ferme puis a essayé de se débrouiller à Genève. Rétif à toute forme d’autorité, l’Église, l’armée (il a fait trois mois de prison pour refus de servir), les patrons, il déclarera bien plus tard : « Je refusais d’être un esclave du travail, je voulais profiter de la vie. J’avais du temps à rattraper, comme une revanche à prendre sur mes années (…)
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CHILASSO, J., Felice
Né le 16 juillet 1861 à San Martino al Canare (Italie) ; Terrassier ; Anarchiste de Marseille, antimilitariste et syndicaliste
17 août, par Bertrand ThierryChilasso était le fils de Bernard et de Elisabeth Quaglia.
Il fit sa déclaration d’étranger à Marseille le 17 octobre 1893.
En 1905, il était délégué à la commission des contentieux pour le syndicat des Terrassiers et Mineurs à l’Union des Chambres Syndicales Ouvrières (UCSO) des Bouches-du-Rhône (la Bourse du Travail de Marseille).
Entre 1905 et 1908, il eut un accident de travail et il marchait, en 1908, encore péniblement.
En 1910, il était délégué à la commission du travail pour (…) -
HARDEGGER, Margarethe, épouse FAAS puis BRUNNER
Née le 20 février 1882 à Berne (Suisse), morte le 23 septembre 1963 à Minusio (Tessin) ; télégraphiste, secrétaire syndicale, journaliste
7 août, par Marianne EnckellLe père de Margarethe Hardegger était fonctionnaire des télégraphes, sa mère sage-femme. Elle commença à travailler comme télégraphiste, puis épousa l’avocat August Faas avec lequel elle eut deux filles. Son mari la soutint pour qu’elle entreprenne des études de droit, et elle participa à la création de la fédération suisse des ouvriers et ouvrières du textile en 1903.
Elle fréquentait les milieux anarchistes et antimilitaristes, se lia en particulier avec Gustav Landauer. En 1905, elle (…) -
KUGEL, Marie (DIENER, Marie, dite)
Née le 10 octobre 1871 à Paris 15e arr., morte le 12 mars 1906 à Hyères (Var).
7 août, par Marianne EnckellElle était fille d’Auguste Diener, cordonnier, et de Marie Honorine Chauvin, piqueuse de bottines. À sa mort, elle était employée des téléphones.
Compagne d’E. Armand, Marie Kugel fonda avec lui en 1901 L’Ère nouvelle, une revue d’abord chrétienne puis « revue d’émancipation intégrale et de communisme pratique » (1902) puis « Organe d’entente libertaire » (1903).
Sa sœur Esther était l’épouse de Charles Hotz (Édouard Rothen).
Marie Kugel s’intéressait de près aux « milieux libres » et (…) -
COTTE, Eugène
Né le 25 mars 1889 à Pannes (Loiret), mort le 19 août 1976 à Pannes (Loiret) ; ouvrier agricole puis cantonnier ; anarchiste, puis socialiste, puis communiste.
1er août, par Guillaume DavrancheFils d’un petit paysan et d’une domestique de ferme, Eugène Cotte racontera dans ses Mémoires qu’il avait connu dans son enfance la « misère noire » consécutive aux mauvaises récoltes. Très jeune, il se politisa en lisant les journaux républicains et anticléricaux que recevait son père.
Au printemps 1901, après le certificat d’études, il quitta l’école pour travailler aux champs avec son père. Sa sœur aînée, Léontine, avait été placée un an auparavant, à 13 ans, chez des cultivateurs de la (…) -
FONTENIS, Georges, Louis, Albert
Né le 27 avril 1920 à Paris 14e, mort le 9 août 2010 à Tours (Indre-et-Loire) ; instituteur, puis professeur à l’École normale d’instituteurs de Tours ; syndicaliste et communiste libertaire. Une des principales figures anarchistes des années 1940-1950.
1er août, par David Berry, Guillaume DavrancheGeorges Fontenis fut, dans les années 1940-1950, un des principaux animateurs en France de la jeune génération communiste libertaire. Figure majeure de l’anarchisme français, il voulut le transformer en profondeur et fut, pour cela, vivement décrié par certains et considéré par d’autres, en France et ailleurs, comme une référence. Dans Alternative libertaire de septembre 2010, Patrice Spadoni rapporta sur lui ces quelques souvenirs : « Son âpreté dans les débats était la marque d’une (…)
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Bacqueville, Frédéric, Ambroise
Né le 19 juin 1886 à Saint-Laurent-Blangy (Pas-de-Calais), mort le 8 novembre 1957 à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) ; mécanicien ; syndicaliste et anarchiste.
31 juillet, par Guillaume DavrancheFils d’un contremaître de forges et d’une ménagère, Frédéric Bacqueville s’installa à Albert, dans la Somme, où, en 1906, il travaillait comme mécanicien, et était marié à Georgette Malpart. Le 27 mai 1906, ils eurent un fils, Georges.
Il militait au groupe anarchiste d’Albert et fut inscrit au Carnet B en janvier 1913 avec la mention « très militant et dangereux. Exerce une réelle influence sur ses camarades ».
En 1912, il habitait au 31, rue Marjollin, à Levallois-Perret (Seine). Puis (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)