D’une famille de brocanteurs originaire de Lithuanie, Suzanne Broydo fit de brillantes études, au cours desquelles elle rencontra Marie-Louise Berneri qui lui fit connaître des compagnons anarchistes. Elle fit partie de la rédaction de la revue Révision en 1938 et garda des amitiés, notamment avec Vernon Richards, veuf de Marie-Louise.
Par la suite, elle fut médecin du travail puis une des pionnières du Mouvement français pour le planning familial, et enfin gynécologue.
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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KÉPÈS, Suzanne, née Broydo (ou Broido)
Née le 12 août 1918 et morte le 24 mai 2005 à Paris ; médecin, féministe.
20 août, par Marianne Enckell -
MOULIN
Anarchiste de Cavaillon (Vaucluse)
19 août, par Bertrand ThierryLe 6 novembre 1898, à la salle du Casino-Théâtre de Cavaillon, Moulin était le président du bureau lors de la conférence de Chaumel, Léon, Maurice.
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GARDEBLED, Raymond, dit Trompe-la-mort, dit Georges dans la Résistance
Né le 24 mars 1909 à Rosario de Santa Fé (Argentine), mort le 4 mai 2017 à Paris ; employé quincailler puis chauffeur ; volontaire en Espagne ; résistant.
19 août, par Marianne EnckellFils d’Émile Gardebled, militaire puis indépendant, et de Marie Barras, coloriste chez Pathé, Raymond Gardebled naquit en Argentine où ses parents avaient émigré en 1907. La famille revint en 1911 et se fixa à Paris. Après le certificat d’études, Raymond fit un apprentissage de quincailler, tout en pratiquant intensément la marche sportive. Appelé à l’armée, il parvint à se faire réformer définitivement après un mois.
Les manifestations pour Sacco et Vanzetti, puis les mouvements (…) -
GALLISSAIRES, Pierre
Né en 1932 à Talence (Gironde), mort le 10 août 2020 à l’hôpital de Toulouse. Poète, traducteur, éditeur.
19 août, par Marianne EnckellÉlève de Jean Barrué au lycée, Pierre Gallissaires préféra clairement les valeurs anarchistes de ce dernier à son enseignement des mathématiques. Et c’est aussi Barrué qui lui donna le goût de l’allemand.
Pour échapper à la guerre d’Algérie, il vécut plusieurs années au Maroc. De retour en France, après une licence en lettres, Pierre Gallissaires se lança dans la traduction en s’attaquant à rien moins que L’Unique de Max Stirner. Puis, vers 1972, il alla s’installer à Hambourg auprès des (…) -
FROIDEVAUX, Michel
Né le 19 novembre 1951 à Lausanne, mort le 1er novembre 2020 dans la région lausannoise. Historien, galeriste, éditeur libertaire.
19 août, par Marianne EnckellMichel Froidevaux, après des études de sciences politiques, passa six mois en prison pour objection de conscience. Il fut ensuite le rédacteur du mensuel pacifiste et antimilitariste Le Rebrousse-Poil, paru à Lausanne de 1978 à 1985, qui prenait la suite de Combat non-violent (1972-1977), et le transforma en un journal ouvert à différentes tendances libertaires, généreusement illustré et impertinent. En parallèle, il s’était engagé dans une thèse de sciences politiques sur Les avatars de (…)
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FAVRE, Joseph
Né le 22 février 1849 aux Prasses-sur-Vex (Valais, Suisse), mort le 17 février 1903 à Boulogne-sur-Seine (aujourd’hui Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine). Cuisinier, membre de la Fédération jurassienne puis socialiste proche de Benoît Malon.
18 août, par Marianne EnckellOrphelin très tôt, Joseph Favre commença à travailler dans un restaurant puis devint un chef connu. Il travailla d’abord à Sion, Genève, Paris, Londres, Hambourg, etc., puis s’engagea dans l’armée de Garibaldi.
En 1872, il résidait à Martigny (Valais, Suisse) où il fonda en novembre une section de la Fédération jurassienne. Le 3 avril 1873, il comparut devant le tribunal de Martigny-Bourg comme perturbateur de l’ordre et de la paix publique.
Jusqu’en 1879 il exerça comme cuisinier en (…) -
EPERON, Georges
Né en 1922 à Lausanne (Suisse), mort le 6 novembre 2012 à Genève. Peintre.
18 août, par Marianne EnckellEnfant « naturel », placé dès sa naissance, Eperon a dû travailler dès l’âge de 10 ans ; après quelques années en orphelinat, il a été valet de ferme puis a essayé de se débrouiller à Genève. Rétif à toute forme d’autorité, l’Église, l’armée (il a fait trois mois de prison pour refus de servir), les patrons, il déclarera bien plus tard : « Je refusais d’être un esclave du travail, je voulais profiter de la vie. J’avais du temps à rattraper, comme une revanche à prendre sur mes années (…)
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CHILASSO, J., Felice
Né le 16 juillet 1861 à San Martino al Canare (Italie) ; Terrassier ; Anarchiste de Marseille, antimilitariste et syndicaliste
17 août, par Bertrand ThierryChilasso était le fils de Bernard et de Elisabeth Quaglia.
Il fit sa déclaration d’étranger à Marseille le 17 octobre 1893.
En 1905, il était délégué à la commission des contentieux pour le syndicat des Terrassiers et Mineurs à l’Union des Chambres Syndicales Ouvrières (UCSO) des Bouches-du-Rhône (la Bourse du Travail de Marseille).
Entre 1905 et 1908, il eut un accident de travail et il marchait, en 1908, encore péniblement.
En 1910, il était délégué à la commission du travail pour (…) -
HARDEGGER, Margarethe, épouse FAAS puis BRUNNER
Née le 20 février 1882 à Berne (Suisse), morte le 23 septembre 1963 à Minusio (Tessin) ; télégraphiste, secrétaire syndicale, journaliste
7 août, par Marianne EnckellLe père de Margarethe Hardegger était fonctionnaire des télégraphes, sa mère sage-femme. Elle commença à travailler comme télégraphiste, puis épousa l’avocat August Faas avec lequel elle eut deux filles. Son mari la soutint pour qu’elle entreprenne des études de droit, et elle participa à la création de la fédération suisse des ouvriers et ouvrières du textile en 1903.
Elle fréquentait les milieux anarchistes et antimilitaristes, se lia en particulier avec Gustav Landauer. En 1905, elle (…) -
KUGEL, Marie (DIENER, Marie, dite)
Née le 10 octobre 1871 à Paris 15e arr., morte le 12 mars 1906 à Hyères (Var).
7 août, par Marianne EnckellElle était fille d’Auguste Diener, cordonnier, et de Marie Honorine Chauvin, piqueuse de bottines. À sa mort, elle était employée des téléphones.
Compagne d’E. Armand, Marie Kugel fonda avec lui en 1901 L’Ère nouvelle, une revue d’abord chrétienne puis « revue d’émancipation intégrale et de communisme pratique » (1902) puis « Organe d’entente libertaire » (1903).
Sa sœur Esther était l’épouse de Charles Hotz (Édouard Rothen).
Marie Kugel s’intéressait de près aux « milieux libres » et (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)