Georges Mocquet avait été fiché comme anarchiste en janvier 1894. Il demeurait chez ses parents 104 boulevard de Clichy et selon la police, c’était lui qui, au début des années 1890, avait amené plusieurs jeunes gens aux idées anarchistes. Il fut condamné le 13 juillet 1897 par la cour d’assises de la Seine-et-Oise à 5 ans de réclusion pour « fabrication de fausse monnaie ». Libéré conditionnel le 30 avril 1899, il fut incorporé le 3 mai aux « sections d’activité des exclus d’activité » de (…)
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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MOCQUET, Georges Gustave
Né à Paris (9e) le 17 mai 1876 — Tapissier — Paris
1er mars 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025] -
RUDIGER, Oskar, Robert
Né le 4 mai 1875 à Neau Schönfeld (Saxe) — Tailleur de pierres — Allemagne — Belgique
1er mars 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Oskar Rüdiger figurait sur un État signalétique des anarchistes étrangers non expulsés de France dont la résidence était inconnue en 1901. En 1904, il résidait avec sa famille à Morlanvelz (Hainaut) et avait participé à la fin de l’année au congrès des communistes anarchistes tenu à Charleroi, ce qui lui valu d’être arrêté et expulsé de Belgique pour « vagabondage », son métier de tailleur de pierres l’amenant à beaucoup se déplacer.
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EZQUERRA CEBRIAN, Andres
Né le 11 décembre 1911 à Caspe (Saragosse) — mort e déportation le 11 octobre 1943 — CNT — Saragosse (Aragón)
26 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Dans les années 1930 Andres Ezquerra Cebrian militait à la CNT de Caspe (Saragosse). Après le coup d’État franquiste de juillet 1936 et pendant la révolution il fut membre pour la CNT du conseil municipal. Passé en France lors de la Retirada, il fut interné dans divers camps, puis enrôle dans une compagnie de travailleurs étrangers. Fait prisonnier lors de la percée allemande de juin 1940, il fut interné au Stalag V-D à Strasbourg (matricule 2534) puis fut ensuite déporté au camp de (…)
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VOEVA
Ouvrier chapelier — Romans (Drôme) — Grigny (Rhône)
26 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]En 1889, après avoir quitté Romans (Drôme), Voeva militait à Grignny (Rhône). En 1898, il était chargé de recueillir les souscriptions à Grigny, Givors et la région. Fin 1899, il avait fait don d’un béret en feutre pour une tombola au profit des Temps nouveaux. À l’été 1904, il annonçait qu’il ne pouvait plus s’occuper de la vente au numéro des Temps nouveaux à Grigny et demandaient aux compagnons auxquels il faisait le service « de vouloir bien s’abonner ».
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RODRIGO ANDRES, Vicente
Mort le 12 janvier 1979 — MLE — FEDIP — CNT — Castellon (Levant) — Paris
24 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Militant de la CNT de Vinaroz, (Castellon), Vicente Rodrigo Andres collabora pendant la guerre à Fragua Social (València) et à Agitacion (Castellon, 1937), organe de la CNT-FAI-FIJL. Il combattit également dans les rangs de l’armée républicaine. Passé en France lors de la Retirada, il fut interné dans divers camps. Lors de la Seconde guerre mondiale, il fut déporté dans un camp d’extermination (Mauthausen ?). À sa libération en 1945, il s’installa à Paris et continua de militer à la CNT en (…)
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GRACIA GARCIA, Antonio
Né à Gelsa de Ebro (Saragosse) le 4mai1921 — mort le 7 juin 1979 — FEDIP — CNT — Aragon — Hérault
24 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]C’est à peine âgé de 15 ans, que lors du coup d’État franquiste de juillet 1936, Antonio Gracia s’était enrôlé comme milicien dans la Colonne Roja y Negra. Blessé au front, il regagna son unité après avoir été soigné à l’arrière garde, et combattit sur divers fronts jusqu’à son passage en France lors de la Retirada. Interné dans divers camps, il fut ensuite envoyé dans une compagnie de travailleurs étrangers (CTE) sans doute pour travailler aux fortifications de la Ligne Maginot. Fait (…)
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PECHOUX, Henry, Hypolite
Né le 6 mars 1854 à Chaumont (Jura) — Ouvrier diamantaire ; fabricant de pipes — Saint-Claude (Jura)
23 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Ancien ouvrier diamantaire, Henry Péchoux, au début des années 1890, exploitait en société une petite fabrique de pipes à Saint-Claude. Il assistait régulièrement aux réunions du groupe anarchiste dont l’un des animateurs était Jules Millet. Selon la police, il était d’un « caractère doux » et « incapable de faire de la propagande par le fait ».
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PAYEN, Charles
Né vers 1859 à Lyon — Ouvrier corroyeur — Bourg-de-Péage (Drôme)
23 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Le 18 février 1894, comme plusieurs autres militants, Charles Payen avait été l’objet d’une perquisition où la police avait saisi plusieurs exemplaires de La Révolte puis l’avait déféré au parquet. Il avait été auparavant déjà condamné à Bourg-de-Péage et à 40 jours de prison pour « vol ». En 1897 son nom figurait sur une liste d’anarchistes de Bourg-de-Péage où il demeurait 150 Grande Rue. Il était toujours fiché au début des années 90 et était considéré comme « dangereux ».
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PAUTHIER, Louis
Employé en épicerie — CGT — Paris
23 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Militant du syndicat des épiciers, Louis Pauthier, qui demeurait 37 rue de Buci (6e), avait été chargé au printemps 1904 du comité d’organisation parisien en vue du Congrès Antimilitariste devant se dérouler à Amsterdam à l’initiative de Domela Nieuwenhuis. Le comité était chargé de recevoir les adhésions, les souscriptions et les rapports pour toute la France.
Il avait été le 11 juin 1904 l’un des organisateurs, avec Foucart, Coulais, Foray et Bergia, du meeting anarchiste tenu à la (…) -
GEVAUDAN
Mort le 12 avril 1904 — Paris
23 février 2019, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Gévaudan était signalé dans les réunions anarchistes à Paris en 1893. Il s’agit vraisemblablement du Gevaudan dont Le Libertaire et Les Temps nouveaux annonçaient le décès au printemps 1904 « un des militants de la première heure. Une perte pour le mouvement ».
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)