Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site

Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

DARDANELLI, Matteo, Giuseppe

Né à Rocca de Baldi (Cuneo) le 29 mai 1903 — mort le 10 mai 1973 — Agriculteur ; ouvrier — Italie — France — Barcelone (Catalogne)
Article mis en ligne le 24 mars 2010
dernière modification le 12 juillet 2024

par Gianpaolo Giordana, R.D.

Fils de Matteo et d’Anna Mondino, Mateo Dardanelli travaillait comme agriculteur. Il émigrait en 1929 en France où il allait s’installer définitivement en 1936 et travailler comme ouvrier. A l’été 1936 il partait pour l’Espagne, s’enrôlait dans la section italienne de la Colonne Ascaso et combattait sur le front d’Aragon. Après la militarisation des milices, il fut vraisemblablement membre de la 27e Division (Ascaso).

Passé en France lors de la retirada de février 1939, il fut interné à Argelès où il appartint au groupe Liberta o Morte. Au moment de la déclaration de guerre, il était dans le nord de la France, puis fut signalé à Bruxelles en juin 1940 par le Consulat d’Itallie. Il regagna ensuite la région parisienne où il fut arrêté à l’été ou à l’automne 1940 et interné à Gurs.

Après la guerre il résida avec sa compagne à Palinges en Saône-et-Loire. Après la mort de sa femme en 1969, il résida à Nice chez son frère puis rentra à Rocca de Baldi en 1971. Matteo Dardanelli est décédé le 10 mai 1973 dans une maison de retraite à Boves (Cuneo).


Dans la même rubrique

DARYUSHIN, Yegor, Ivanovich

le 28 avril 2024
par R.D.

DARVES, Hector

le 28 avril 2024
par R.D.

DAZZI, Duilio

le 27 septembre 2023
par R.D.

DAUDEL, André

le 18 janvier 2022
par R.D.

DARINCHINE, Eugène, Ivanovitch

le 18 janvier 2022
par R.D.