François Appert fit son service militaire au 37e régiment d’infanterie, d’octobre 1907 à octobre 1909, et se vit accordé le certificat de bonne conduite.
En 1911, il appartenait à la Fédération révolutionnaire communiste (FRC) à Vincennes, où il vivait 47, rue de Lagny, avec sa mère et sa sœur, blanchisseuses. En septembre, il fut inscrit au Carnet B.
Le 8 octobre 1911, il s’installa au 14, rue des Couronnes, à Paris 20e. Il resta néanmoins secrétaire du groupe anarchiste de Montreuil qui, en décembre 1913, était adhérent à l’union régionale parisienne de la Fédération communiste anarchiste révolutionnaire (FCAR).
Appert fut candidat abstentionniste aux élections législatives de 1914 dans la 2e circonscription du 5e arrondissement de Paris, sous les auspices de la FCAR. Il était inscrit au Carnet B.
Mobilisé le 1er août 1914 dans le 167e régiment d’infanterie, il fut blessé et fait prisonnier dès le 6 septembre, durant les combats du bois de Cuite, en Meurthe-et-Moselle. Rapatrié d’Allemagne comme grand blessé le 24 juillet 1915, il avait désormais le bras droit et la main gauche paralysés.
Il se retira chez lui au 14, rue des Couronnes, à Paris 20e et reçut la croix de guerre avec palme le 9 septembre 1916. Il lui fut accordé une pension permanente d’invalidité de 65% en décembre 1915 ; elle fut réévaluée à 90 % en décembre 1921, et à 100 % en septembre 1936.
En 1922, il fut rayé du Carnet B. Marié, sans enfant, il ne fréquentait plus les milieux anarchistes mais militait à la section de Paris 20e de la Ligue des droits de l’homme qui défendait les emprisonnés Émile Cottin, Jeanne Morand et Gaston Rolland. Il fut rayé de la liste des anarchistes surveillés le 2 septembre 1924.
En septembre 1925, il reçut le brevet de chevalier de la Légion d’honneur ; en juin 1947, il fut fait officier de la Légion d’honneur. Il était alors retiré au au 20, rue Roger-Gibrat, à Drancy.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)