Dictionnaire international des militants anarchistes
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DELORME, Narcisse, Firmin, Victor “{EUGENE}”
Né à Thieffrain (Aube) le 2 septembre 1869 - Gérant d’une maison de vente de café - Troyes (Aube)
Article mis en ligne le 20 février 2015
dernière modification le 20 avril 2024

par ps

Ancien déserteur en août 1891 du 152e régiment de ligne, Narcisse Delorme dit Eugène avait été signalé comme militant anarchiste dans les années 1890 à Troyes où il résidait 5 rue Colbert où il recevait des propagandistes anarchistes dont Giraud et Louise Michel.

En septembre 1890 il avait été condamné à une amende pour « coups et blessures ». Suspecté en octobre 1890 d’avoir placardé des affiches constituant un délit d’offense au Président de la République, il fut l’objet d’une perquisition le 5 novembreoù furent saisis 13 numéros du journal L’anarchie, 5 affiches du Père Peinard et 7 écrits anarchistes. Le 1er novembre 1890 il aurait été l’organisateur d’une réunion publique avec Paul Martinet, Pol Martinet, Leboucher et Eliska. Il aurait par la suite quitté Troyes après avoir déserté de son régiment en août 1891et se serait réfugié à Londres où au printemps 1894, selon un indicateur, il demeurait 62 Claveland Street sous le nom de Becknell. Puis à l’été il serait allée à Liverpool avec Mollet dans l’intention d’y ouvrier une scierie. La police britannique le soupçonnait alors d’être mêlé à des affaires de fausse monnaie.

Revenu à Troyes au début des années 1900 il était rue Kleber le gérant d’une maison de vente de café et selon la police ne s’occupait plus de politique. Il fut rayé des listes en janvier 1910, “ne fréquentant plus les libertaires”. Il était marié et père de deux enfants.

Il s’agit sans doute du Delorme qui, avec un Perret, lui aussi militant anarchiste de Troyes, avaient été signalés aux autorités militaires alors qu’ils étaient soldats au 37e régiment d’infanterie de Nancy (Meurthe-et-Moselle) où ils auraient participé à des réunions du groupe Guerre aux préjugés animé par Eugène Humbert et F. Mariatte et ce qui aurait entraîné le transfert de Perret dans un Bataillon d’Afrique.